La loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse date de 1975, permettant de mettre fin à un anonymat et à une clandestinité qui se traduisait par des complications infectieuses et une mortalité fréquente. Contrairement aux pronostics de l’époque, la légalisation de l’IVG n’a pas provoqué une explosion du nombre des avortements : ceux-ci représentaient 34,8 % des naissances vivantes en 1976 et 30,9 % en 1995.
IVG : la loi du 30 mai 2001 (points principaux)
Délai légal de l’IVG : porté de 10 à 12 semaines de grossesse.
Autorisation parentale pour les mineures :
Clause de conscience : un chef de service hospitalier qui, pour des raisons de conscience, refuse de pratiquer des IVG, devra s’assurer qu’elles sont organisées dans son service.
Entretien préalable : systématiquement proposé, facultatif pour les majeures, obligatoire pour les mineures.
L’entrave à l’IVG constitue désormais un délit, inscrit dans le Code pénal.
Délivrance sans ordonnance du NorLevo (pilule du lendemain).
Une IVG n’est jamais anodine. Elle est souvent liée à une peur panique, où l'ancienne victime se sent dans l’incapacité de devenir mère, tant elle a déjà du mal à s’occuper d’elle. Elle supporte mal cette vie, alors comment accepter de mettre un enfant au monde dans de telles conditions ?
Il s’avère aussi que divers médicaments prescrits aux victimes d’inceste suppriment les effets de leurs contraceptifs sans qu’elles en soient informées, ce qui peut déboucher sur des grossesses non désirées. Peut-être y a-t-il un effort à faire du côté de l’information des patientes ?
Aucun commentaire pour l'instant, soyez le premier à laisser un commentaire.