(avec l'aimable autorisation de Blue Borderline)
La désafférentation sociale
Dans la population féminine présentant un trouble mental, plus que dans celle masculine, l'agression sexuelle dans l'enfance, lorsqu'elle est liée à des maltraitances physiques, constitue l'un des précurseurs de désafférentation sociale conduisant à la grande précarité (SDF) (Davies-Netzley et col., 1996). Source : 5ème Conférence de consensus de la Fédération Française de Psychiatrie
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"Violence familiale et itinérance", Sylvia Novac Ph.D. Centre National d'Information sur la Violence dans la Famille.
Des recherches ont permis de documenter l’évolution du profil démographique de la population SDF; elle est en effet composée de plus en plus de femmes, de familles, de jeunes et d’enfants, qui sont d’ailleurs souvent désignés comme les « nouveaux » sans-abri. Pour expliquer l’émergence de ces nouvelles catégories de sans-abri, on a invoqué entre les taux élevés de violence familiale dont ces groupes sont victimes; des recherches ont d’ailleurs commencé à examiner le rôle possible de l’éclatement de la famille et celui des traumatismes et des expériences négatives vécues durant l’enfance. Bon nombre d’études menées au Canada et ailleurs ont démontré que la prévalence de la violence familiale n’est pas seulement plus forte chez les personnes sans-abri, mais qu’elle est en fait exceptionnellement élevée. De façon plus précise, des études ont révélé des taux de violence élevés durant l’enfance des personnes SDF – plus particulièrement chez les femmes et les jeunes filles. Cette association a été observée à un nombre suffisant de reprises pour que certains chercheurs en viennent à considérer la violence familiale comme l’une des principales causes de l’itinérance. Par ailleurs, les personnes qui fréquentent les refuges reconnaissent de plus en plus que leur itinérance est principalement attribuable à la violence familiale.
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Enfermés dehors
Chaque hiver, la France redécouvre ses pauvres et s'inquiète, à juste titre, de leur hébergement. Les sans-abris sont malheureusement devenus ce que dans le jargon de la presse on appelle un marronnier : un sujet qui revient chaque année à la même époque et qui évolue peu.
Nous avons souvent droit aux mêmes reportages, aux mêmes histoires sur le terrible engrenage : perte d'emploi, divorce, loyer impayé qui conduit un cotoyen moyen à la clochardisation.
Et chaque fois, on évite copieusement d'aborder le vrai tabou de la rue : la folie. La santé mentale des sans-abris, les comportements d'addiction, l'alcoolisme sont autant de sujets délicats mais ô combien réels. On estime que 30% au moins des sans-abri sont atteints de pathologies psychiatriques graves. Certains avancent même le chiffre de 80% de personne présentant des troubles psychiques plus ou moins sérieux.
Pourtant ce sujet n'est presque jamais abordé. Lorsqu'il l'est, il est simplement effleuré. Car il pourrait laisser entendre que les sans-abri sont responsables de leur situation. Alors que c'est tout le contraire. Ils sont doublement victimes, à la fois de la crise économique et de la crise de la psychiatrie en France. La rue n'est pas un espace de liberté pour eux. C'est le plus terrible des asiles.
Faut-il être fou pour vivre dans la rue? Ou faut-il être SDF pour devenir fou? Tout le monde peut-il finir clochard? C'est à ces questions qu'à essayer de répondre Marianne2.fr dans une série de reportages dont voici le premier, consacré à ceux que la rue aliène. Ceux qui vivent enfermés dehors
Dans les couloirs du métro parisien, ce sont des ombres. Ils s'appellent Abdel, Bernard, ou ne se rappellent même plus de leur prénom. Certains ont accepté de parler, de raconter leur passé psychiatrique réel ou inventé, leur souffrance... Patrick Decleck, sociologue et auteur des Naufragés où il raconte les 15 ans qu'il a passés avec les clochards de Paris, nous explique les liens entre la maladie mentale et la clochardisation.
Vous verrez que l'inceste, le viol, la maltraitance sont bien souvent présents dans le passé de ces hommes et ces femmes...
1. 08/02/2011
Effectivement, je souffre beaucoup de ne pas pouvoir me stabiliser professionnellement.J'ai, dans 5 entreprises différentes, souffert de harcèlement moral. J'étais consciente de cela, mais je ne pouvais pas l'exprimer et avoir une franche discussion avec la ou les personnes qui me faisaient subir cela. Maintenant, j'ai un handicap, je suis en instance de licenciement et donc sans emploi. Il ne me reste qu'à me motiver pour retrouver du travail.
2. 04/03/2011
Après 3 années en C.L.D., j'ai été mise en invalidité...