Poésies

Petite fille

Une petite fille grandit

Avec son cœur rempli de haine et de peur

Elle grandit toute seule

Avec son âme fendue

Un grand malheur l’a frappée

Souillés son âme et son corps

Grandir pour elle ne veut plus rien dire

Jamais, plus jamais elle ne sera…

Une petite fille

 La petite fille est devenue grande

Mais elle n’oublie pas

Elle vit avec cette haine, se barricade

Elle expurge par l’écriture

Cette petite fille c’est moi

Qui lutte tous les jours

Contre la haine au fond de son cœur

En s’inventant sa vie.

En vivant ses inventions…


Anna.


Lutte

Vivre pour mourir
Sourire et souffrir
C'est pas ça, la vie.
La vie, c'est de la Magie
Qui transforme Dieu en diable,
L'horreur et la haine en table
Où tous les imbéciles vont s'assoir,
Où tout le monde veut le pouvoir.
Laissez-moi rêver !
Laissez-moi créer !
Laissez-moi crever !...
Souffrir et sourire,
Pourrir
Rester ivre
De la mort pour revivre.

Richard Badoc.

Ma jolie petite addiction...

Amusons-nous sur un rythme de malade,
Je veux chevaucher ton corps endiablé,
Amusons-nous sur un rythme de malade,
Je veux chevaucher ton corps endiablé.

Je veux t’embrasser,
Mais ensuite, ne vas-tu pas trop me manquer ?
C’est compliqué et stupide,
Le corps tordu par un ange sexy.

Pensant que tu veux jouer…
J’aime les jeux…

Prends-moi et aime-moi,
Touche-moi juste une minute,
Trente seconde, c’est assez pour que mon cœur cesse de battre…

J’ai une mission et ça demande un lourd secret,
Tu m’as donné tes intérêts et je connais tes frissons,
Maintenant, je veux que ça dure et encore…
J’aime tes yeux, j’aime le jeu…

Amusons-nous sur ce rythme de malade,
Je veux que tu me chevauche, étranglée,
Ne pense pas trop, fais juste exploser ton corps…

Je veux te voir qui reste là dans le coin,
Avec un sourire sur les lèvres et les mains sur ta…
Notre histoire, elle commence toujours pareille,
Mais ne parvenons jamais à une fin…

Chocolines

Quand l'attente...

Quand l'attente du nouveau jour semble éternelle
Quand le passé s'enterre et m'élève vers les cieux
Quand mes rêves ne trouvent source que dans les yeux
D'un sylphe au regard étincelle

Quand les fleurs des arbres délivrent leur parfum fragile
Quand les portes du donjon de ma peine ont égaré la clé
Quand je passe ces heures intemporelles à écouter
Le Merle enchanteur de son chant si futile

De toutes ces paroles, de tous ces mots déroutants
Je ne peux croire qu'au Vent.

Richard Badoc.

Libération

Prisonnière de tes audaces

Je compte les heures qui passent

Sur mon coeur la menace

Enchainée à mes colères

Dans le brouillard mon âme erre

Tes secrets dans la terre

Agacée dans des murmures

Mes yeux ne sont plus qu'usures

Jamais ne durent, jamais ne durent

Tes promesses mensongères

Comme tes étreintes étrangères

Larmes amères, ton image n'est plus qu'enfer.

Déshéritée de tout calme

Abandonnée corps et âme

Tu ne vois pas mes larmes

Accablée par mes yeux là

Fuis : je ne veux plus de toi !

(même là tu es loin de moi)

Rongée par le morceau que tu as pris de moi

Tu nous perds, à qui la faute?

(A qui la faute? A qui la faute?)

Garde donc ce morceau de mon cœur

Dans tes mains il a perdu toute valeur

(Et crève donc étouffée par tes pleurs).

Inceste

Mot que je ne pouvais prononcer…

Toi, qui m’a rendue muette de pouvoir le dire.

Tu m’as enlevé l’enfant que j’étais

Tu m’as salie l’enfant et l’adulte que je suis

Tu t’es introduit dans notre famille

Tu as installée le silence comme remparts pour mieux me tuer

Tu as massacré mon identité

Tu m’as courbée à leur volonté

Toi qui m’as fait un être de médiocrité

Eteignant les notes que je fredonnais

Tu as fait de moi l’enfant errant, cherchant à comprendre

Toi qui ne fais pas parti du vocabulaire scolaire car on n’ose l’expliquer

Toi que la religion sait cacher, ignorer et m’a culpabilisée

Toi que les médecins n’ont pas sus détecter, ils auraient pu m’aider..

Toi, tu existes maintenant dans notre code pénal,

Ton silence est a faire crever.

Je t’ai cachée car j’étais ta proie

Tu m’as fait voir l’homme dans sa médiocrité,

Dans ces instincts dénués de tout Amour

Tu revenais dans le calme de mes nuits d’enfant et d’adulte

Me surprenant dans mon sommeil

Toi, ton horreur, tu faisais de moi une dépossession de mon être

Je redevenais une proie tétanisée suffocant à ce cauchemar

Toi qui as pris ma vie d’enfant. Pourquoi çà ne t’a pas suffit ?

Pourquoi tu as habité mes nuits ?

Je ne pouvais t’éviter dans ces nuits qu’en restant éveillée

Mais quand ma vigilance s ‘estompée, le sommeil m’emportait,

Toi monstre de mes cauchemars, tu m’accaparais de nouveau

Et là, tout recommencer…..

J’ai mis des jours, des années, des dizaines d’années à m’en débarrasser

C’est à force de volonté, de chercher, de comprendre

Qu’aujourd’hui, je peux te nommer et te dénoncer : inceste

C’est la rupture de la confiance que je leur ai donnée

C’est se servir de l’ignorance d’un enfant

C’est utiliser l’enfant comme objet sexuel pour leurs plaisirs

C’est briser la place de l’enfant

C’est l’emprise qu’ils ont sur l’enfant

C’est un viol de l’esprit plus encore que du corps

C’est une coopération forcée du secret par leur emprise

Et aussi par le poids du silence

Ce silence, constitué de honte et de culpabilité

Ce mur m’empêchant d’exister

Il m’a entraîné dans un gouffre noir

Dont l’inéluctable issue n’était que de me tuer.

Il est aussi le nid de mes douleurs somatisées

Il est la pourriture que j’ai dû traîner pour me construire

Derrière ce nom d’inceste, des êtres

Sont ils des humains avec un esprit ?

C’est un frère aîné et un père incestueux

Comment paieront- ils leurs crimes ?

Si on avait nommé l’inceste….

Si dans ma scolarité, on m’avait expliquée….

Si le monde médical aurait été formé…..

Si la religion m’aurait éclairée…

Et surtout si, au sein de ma famille

Ils m’avaient respectée corps et âme…

Avec des si ? Peut-on refaire notre monde ?

Commençons légalement à le nommer.

Personne n’enlèvera ma vérité, mon mode de pensée

C’est ma façon d’exister, dans mes écrits, je trouve un court instant ma liberté

Pour cette cause, j’ose me dévoiler.

Plus que la peau

Ne me reste plus que la peau,
Je suis vidé de l’intérieur, saigne mon sang, coulent mes larmes,
Je suis vidé de l’intérieur lorsque le temps brise mon chemin et par chemin, je m’en vais au vent,
De ma douce voix me pose à tes yeux.

Me croiras-tu ? Ou me jetteras-tu ? D’autres m’ont tué !
Ne me reste plus qu’un filon de larmes,
Ne me reste plus qu’un mince espoir. Je te le donne, qu’en feras-tu ?
Je ne puis te dire ! Tu ne me croirais point !
Je ne puis te démontrer, vais-je te rencontrer ?
Je te le répète, je te le redis, je le dessine, moi, que l’on décime.
On m’a tué, mais il n’y a pas de crime, ce n’est pas dans les cimes, c’est un cimetière où s’enferment les mots où se dissimulent bien des secrets.
Je ne puis m’en sortir seul !
À toi qui vois l’horizon, je réponds que je tourne en rond sans horizon, n’entends que d’horribles sons.

Ne me reste plus que la peau,
Je suis vidé de l’intérieur, saigne mon sang, coulent mes larmes,
Je suis vidé de l’intérieur lorsque le temps brise mon chemin et par chemin je m’en vais au vent,
De ma douce voix me pose à tes yeux.

Bise au vent, tu effleures de ta douce peau la mienne,
Lis dans mon sang un poème de mes veines,
En vain espère que tu comprennes,
Sans frein étreigne mon histoire.
Moi qui ne puis te dire ce qui m’arrive sur une route aride,
Où des insatiables cupides ont vidé dans mes entrailles,
Dans un étroit passage qu’ils fissurent de l’intérieur,
Une flèche au manche lourd qui me brise,
Éteint la lumière du jour, referme ma prison,
D’où il ne me reste qu’une mince lueur du jour !
Dans ce vent de folie y lance et écris avec mon sang sur ce qui me reste de peau,
Ce discours aux lourds symboles, symptôme de ce que bien des hommes voudraient à tout jamais enfermer dans mes entrailles,
Eux qui y puisent mon eau, essence de ma vie jusqu'à m’assécher.

Ne me reste plus que toi !
Entends mon discours, suis-en chaque symbole.
Ils te conduiront là où d’autres m’ont enfermé !
À chacun de tes pas, emboîterai les miens !
Sans toi je ne puis m’en sortir,
En moi je ne trouve confiance
En toi et toi seule je puise ma confiance !
Et en manque de confiance au doute qui m’empare,
Pose en rempart ma confiance en toi !

(Maylin Jean Pierre)

Dans le noir

Dans le noir et le silence,
A mon âge déjà morte,
Je pleure dans l'indifférence
Pour vivre, être plus forte.

Le corps débordant de sentiments,
Je voudrais pouvoir tout te donner,
Même si j'essaie de faire semblant
De me moquer pour ne pas me blesser.

Dans le noir et le silence,
Petite fille, petite sotte,
Je crie toute ma souffrance,
Je claque les portes.

Mon coeur complètement déchiqueté,
Comme un fantôme qui me hante,
Mes larmes n'arrivent plus à couler,
Tu es là, je suis figée par ta présence.

Victime

Les yeux
Saigneux
Qui portent
La morte
Etincelle magique
Dans la buée cynique.

Douleurs
Rougeurs
Blessures
Cassures
Tatouant l'être frêle
De l'horreur sexuelle.

Cloison
Prison
Sadique
Phallique
Aux mains tortionnaires,
Aux actes sanguinaires.

Sous-sol
Viol
Des plaintes
Eteintes
Par le vaste mutisme,
L'individualisme.

La chair
S'insert
Féroce
Désosse
Par sa sourde démence
L'arche de l'innocence.

Marqué
Bloqué
Victime
Du crime
L'être chétif sanglote,
Sa vie que l'on sabote.

Martin Caudron.

Funambule sur le fil borderline

Titubant là, sur mon fil,
Funambule aux yeux hagards,
Héroïne d'un cirque débile,
Seule, sur le fil du rasoir,
Ne parvenant pas à être sage,
Tiraillée par le désir d'une chute
Provoquée par cet intense orage
Qui sans cesse à l'intérieur lutte...

Que quelqu'un coupe ce fil!
D'un coup de ciseau c'est facile!
Que je puisse enfin glisser
Sur l'asphalte, inanimée,
Qu'ils applaudissent à tout rompre
Mon cou tordu, mes yeux sombres,
Que l'on acclame à tour de bras
La funambule tombée si bas.

Face à face avec le vide,
Les pieds en sang, effarée,
Pour cette foule aux yeux avides,
Moi, je me suis laissée tomber,
Les yeux clos pendant ce voyage,
Je t'entendais mon amour qui hurlait,
Quand ma tête a fait naufrage...

Rêves

Rêver,voyager,sortir de notre système solaire,de notre belle planète terre
Rejoindre un monde à part,paisible telle une île perdue,une civilisation aquatique
Un monde de silence et nager en eau libre.
Partir à n'importe quelle moment;rêver a chaque instant.
Voyager par la pensée,l'explorer;chercher,et y pénétrer plus loin toujours plus loin.

Que rêves devienne réalité!
Horizons plus sain,plus lointain,aux mille formes imaginables.
illusions d'optiques et magiques.là ou' l'ont s'émerveille.
Personnages surréalistes dans un monde imaginaire aux frontières de nos globes oculaires.

Espace et temps volatiles,éphémères,ici ou ailleurs, maintenant et toujours!
S'évader,s'envoler dans des lieux don vous seul avez la clef.
Les clefs,celle des présent,passer et futur.
Celle d'un monde idéal sans douleurs et sans peur.
Sans haine et sans colère,rempli de couleur et de chaleur.
Laisser vous envahir par des rêves de paix et de sérénité.

Des Z'arts des z'amis

Aux milliers d'étoiles... (à la volée...)

Nous ne sommes pas des anges blancs
Mais nous avons posés, entre les dents,
Notre cœur, pour parler de leur détresse,
Nous ne voulons pas scier de promesses
La branche sur laquelle se pose la faiblesse,
Juste d'un souffle, éveiller votre gentillesse,
Pour aider ceux qui peinent à être écoutés,
Juste offrir, un grand sourire, le partager.

Nous ne sommes pas des singes savants
Mais l'on pose, nos idées, entre les dents,
Pour user nos bras, dire pourquoi pas,
Passer un peu de bon temps, pour une fois,
Au service de ceux qui victimes d'une loi
Se trouve parachutés, dans le désarroi,
Petit flamme, qui brise dans ses pleurs,
Accepte ma bise avant que je ne meurs.

Je ne suis pas un pieux chevalier blanc
Et pourtant, j'ai posé entre les dents,
Ma volonté, cette idée de les aider,
Pour justifier le fait que je suis armé
D'un brin d'humanité humidifiée d'humilité,
Je le sais, je suis pas un cavalier seul,
Juste haut parleur improvisé, pour diffuser,
Au voile de soie, peint de milliers d'étoiles
Qu’ils débordent d'amour malgré le mal.

Ludovic Auboeuf.

Toi ma mère

Toi ma mère qui ne m'a jamais aimée,
Avec  toute mon affection que je t'ai toujours témoignée!
Toi ma mère qui m'a toujours haï,
Malgré toute ma détresse que mes yeux ont toujours décris!

Et si moi, maintenant je te négligerais?
Même si maintenant dans le malheur tu serais?

Toi ma mère qui ne m'a jamais pardonné!
Que dix mois après mon frère, j'étais née!
Toi ma mère qui m'a toujours critiqué!
Parce-que plein de défauts à tes yeux j'avais, mais aucune QUALITE!

Et si moi de ma mémoire je t'effacerais?
Alors que de longues heures tu te mettras à pleurer!

Toi ma mère qui pleins de reproches me fais!
Alors que pour TOI, un triste passé en secret longtemps j'ai gardé!
Je sais que TON amour de mère, jamais je ne l'aurais,
Malgré que longtemps cet amour de mère je l'espérais!

TOUT CELA parce-que mon INCESTE tu cachais et COUPABLE tu étais!!!

Un rien

Je suis un rien
Une moins que rien
C'était çà mon destin
Je revisite ce rien
Cette moins que rien
Et ce matin
Je fais le point.

Pâquerette

Papa s'est tue

Papa sais-tu
Là où il est
Le Paradis qu'on a perdu?
Papa n'a su
Où il était
Et m'a corrigé fesses nues.

Papa sais-tu
Comment se fait
Alors qu'on prie Petit Jésus
Que dans les rues
Toujours il y ait
Des gens qui violent et qui tuent?

Papa n'a su
Et m'a grondé
Pour ma question sotte et grenue
Il m'a donné
Du martinet
Et mon derrière il a battu.

Papa s'est tue
Papa se tait
Quand le Bon Dieu lui a dit "Chut"
Papa s'est tue
Mon père s'est tué
Le jour où je me suis pendue.

Papa sais-tu
Comment je sais
Que le Bon Dieu nous a bien eus?
Papa s'est tue
Maint'nant il sait
Que le Diable est bien moins cornu
.

Vengeance

Sa main sent
Tout ce sang
Fait divers
Sur sa chair.

Corps salie
Démoli
Par le crime
Qui l'opprime.

Des soirs noirs
Sans espoirs
Solitaire
Sans lumière.

Le dégoût
Qui rend fou,
Des vengeances
De souffrances.

Eclosion
Des pulsions
Meurtrières
Sanguinaires.

Le désir
De sentir
L'homicide
Si limpide.

Voir en pleurs
Son violeur
Douce extase
Qui l'embrase.

Coups de feu
Savoureux
Sur le crâne
De l'infâme.... ..

Martin Caudron

Envie de crier

Envie de crier,
Mais aucun son ne sort,
Besoin de rêver
Pour quitter la mort.

Mon âme panique,
Elle saigne encore,
Cet air tragique
Sans vie, sans couleur.

Mon corps s'abandonne
Encore à la haine,
Eux, ils marmonnent,
Ils m'enchainent.
Je frole les murs,
Je reste dans l'ombre,
Besoin d'air pur
Avant que je sombre.

Pédophilie, grave maladie

Affaire pédophile, j espère qu un jour j aurais l occasion d éclater le cerveau
d un de ces putains de salops accros aux petits jeunots,
pourquoi je te parle d un porc branché sado-maso,
d un fils de pute en rut qui aime peter le cul des seugo (gosse),
sale chien j espère que je te mettrais moi même le couteau dans la peau!
je n oublie pas les juges qui jugent mal les salops,

ils disent que t es malade, que t as perdu les pedales,
on te condamne a des peines en hôpital psychiatrique,
mais moi je te mettrais direct sur la chaise electrique!
je te pendrais pas les couilles jusqu à ce qu elles deviennent violet,
pour les petites reusses (soeur) que tu as violé!

dommage que dans ce pays, il y en a qui protègent les pourris de votre catégorie,
toujours acquités pour ensuite recidiver, perseverer puis signer,
dans vos délires de cinglés, fâché je suis trop fâché,
je ne peux plus supporter de voir vos saloperies passer à la télé,
passer moi une arme que je puisse flinguer tous ces enculés!

mesdames et messieurs les jurés, comment pouvez vous approuver
qu un pédophile acharné, puisse rester plus d un an , attendant son jugement,
comme une bombe à retardement, sans exploser, il attend,
ma horde et moi n attendront plus longtemps,
laissez les pros agir que ca se regle dans un bain de sang!

un enfant dit toujours la vérité sauf s il est menacé ou maltraité,
juger un pédophile, c est lui accorder beaucoup trop d importance,
dans nos tribuneaux c est du perpète aux grandes instances,
la solution c est de les enfermer pour ne plus jamais les laisser sortir,
les empecher d agir, il est temps de réagir, prendre ca au serieux,
car ce n est pas un jeu et les enfants ne doivent pas etre l enjeux!

Fatah.

Je n'aimerais pas ton enterrement

Je n'aimerais pas ton enterrement
Intervenu après tant de souffrances
Je ne les aimerai pas ces gens, ta famille d'avant,
Tous élégants,
Qui t'auront mangé le coeur, et l'enfance.

"Ce fut un bel enterrement,
Mais c'est pour ceux qui restent
Que c'est le plus éprouvant!
Remarquez ce n'est pas une surprise,
Mémé l'avait dit elle avait une grosse tete,
Et puis regardait trop les garçons,
Alors si elle saignait du nez,
C'est bien la preuve que l'habitait le Démon"

Je n'aimerai pas ton enterrement
J'ai trop de peine et de colère
Que personne n'ait protégé
Par faiblesse, betise ou ressentiment
La petite fille que tu étais
Et qui ressemble tant à la mienne.

"Sans compter qu'elle leur fait
A tous tant de peine!
Regardez sa mère est effondrée
Et pleure comme une fontaine,
Son père n'a pas dessoulé
Depuis une bonne huitaine
Jusqu'à son pauvre oncle José
Qui est resté prostré"

Je n'aimerai pas ton enterrement
Nous qui sommes au meme croisement,
Mais peut-etre pas sur la même route,
Je regretterai alors ce moment
De ne m'etre arreté plus longtemps à tes cotés
Egoïstement,
Parce que je t'aimais tant
Et que tu ne m'as pas invité.

(mon ex-patron...)

Mes nuits d'orage

Je me couche comme chaque soir
Dans ces draps abandonnés
Les foudres éclairent la nuit noire
Ma peine s'en vient me retrouver

J'ouvre mes volets de bois
Et allume une bougie
A quoi bon garder la foi
Quand le dernier des rêves a fui?

Et les gouttes sur ma fenêtre
Coulent ici comme sur mes joues
De vaines larmes qui s'entêtent
Au milieu de ces nuits floues

Je m'adonne à l'Insomnie
Et allume un brin d'encens
L'hypnose de fumées s'ensuit
Il pleut sur ma vie tout l'temps.

Minuit sonne la Cloquante
Dans la vitre lacérée
Je m'entaille et je contemple
Le reflet de ma vie brisée

Boite à mystères

Dans ma Vieille boîte à mAlices
C'est pas le Pays des Merveilles
C'est plein d'hiers de sacrifices
Et de lendemains tous pareils.

Dans ma vieille boîte à trésors
C'est plein de lingots en plastic
Que je ferai péter sans remords
Vite avant que Barbie tue Rick.

Dans ma vieille boîte à bijoux
C'est rempli de démons qui boitent
Mais c'est moi qui boite avant tout
Paré de rubis écarlates.

Dans ma vieille boîte à Pandore
Y'a des malheurs et des blessures
J'me croyais à l'abris dehors
Ils ont fait sauter la serrure
.

Poème de la peur

Nuit du coeur qui se décolle festin sans convives sans ripailles
lys offert à la décadence
ombre du doute, étoile étiolée
monstre froid
salle dans l'attente du doute sans réponse aucune
tarif unitaire pour le bleu du deuil
chaud froid suées monstres grimaces
fin de l'innocence décantée décadence
les fils de l'aube vont au combat
contre les tyrans sans âme
armée levée des amours lovées dans le creux
de la peur
rouge colère des fuites en délit
douceur rentrée arrachée exposée tue
les nuits se prolongent au-delà de l'aube cauchemar
matin
froides suées le long de l'échine qui ne veut plus se courber
Commentaires (3)

1. 08/01/2011

Plus que la peau !

Ne me reste plus que la peau,
Je suis vidé de l’intérieur, saigne mon sang, coulent mes larmes,
Je suis vidé de l’intérieur lorsque le temps brise mon chemin et par chemin, je m’en vais au vent,
De ma douce voix me pose à tes yeux.

Me croiras-tu ? Ou me jetteras-tu ? D’autres m’ont tué !
Ne me reste plus qu’un filon de larmes,
Ne me reste plus qu’un mince espoir. Je te le donne, qu’en feras-tu ?
Je ne puis te dire ! Tu ne me croirais point !
Je ne puis te démontrer, vais-je te rencontrer ?
Je te le répète, je te le redis, je le dessine, moi, que l’on décime.
On m’a tué, mais il n’y a pas de crime, ce n’est pas dans les cimes, c’est un cimetière où s’enferment les mots où se dissimulent bien des secrets.
Je ne puis m’en sortir seul !
À toi qui vois l’horizon, je réponds que je tourne en rond sans horizon, n’entends que d’horribles sons.

Ne me reste plus que la peau,
Je suis vidé de l’intérieur, saigne mon sang, coulent mes larmes,
Je suis vidé de l’intérieur lorsque le temps brise mon chemin et par chemin je m’en vais au vent,
De ma douce voix me pose à tes yeux.

Bise au vent, tu effleures de ta douce peau la mienne,
Lis dans mon sang un poème de mes veines,
En vain espère que tu comprennes,
Sans frein étreigne mon histoire.
Moi qui ne puis te dire ce qui m’arrive sur une route aride,
Où des insatiables cupides ont vidé dans mes entrailles,
Dans un étroit passage qu’ils fissurent de l’intérieur,
Une flèche au manche lourd qui me brise,
Éteint la lumière du jour, referme ma prison,
D’où il ne me reste qu’une mince lueur du jour !
Dans ce vent de folie y lance et écris avec mon sang sur ce qui me reste de peau,
Ce discours aux lourds symboles, symptôme de ce que bien des hommes voudraient à tout jamais enfermer dans mes entrailles,
Eux qui y puisent mon eau, essence de ma vie jusqu'à m’assécher.

Ne me reste plus que toi !
Entends mon discours, suis-en chaque symbole.
Ils te conduiront là où d’autres m’ont enfermé !
À chacun de tes pas, emboîterai les miens !
Sans toi je ne puis m’en sortir,
En moi je ne trouve confiance
En toi et toi seule je puise ma confiance !
Et en manque de confiance au doute qui m’empare,
Pose en rempart ma confiance en toi !

(Maylin Jean Pierre)

2. 10/03/2011

[center]UN RIEN
Je suis un rien
Une moins que rien
C'était çà mon destin
Je revisite ce rien
Cette moins que rien
Et ce matin
Je fais le point
Paquerette.

3. louve 14/01/2012

Justice

.







Je voudrais tant la reconnaissance
De mes souffrances
Ca serait comme une naissance,
Une délivrance.

Mon corps, mon âme saignent,
De ces sévices ,
J’ai la haine,
Qu’on me rende justice.


J’veux que l’on sache,
Que malgré mes tâches,
Ce n’est pas de ma faute,

C’est l’autre qui possède, pelote.
Me souille et me crotte.
Ce poids, qu’on me l’hôte.

louve

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