Alors voilà.
Il était temps qu'enfin les temps changent. Dans ces vérités qui dérangent.
Il éclot une nouvelle ère de colorado.
L'homme que pourtant tout éclaire, peut toujours sortir un radeau.
La Lune qui cache le Soleil est une réelle apparition, dans ce monde d'illusions.
J'offre ces mots au Vent et à tous les oiseaux.
Les rimes ont finalement fondu pour ne laisser place qu'à la roche en fusion.
La Terre entière va trembler à nouveau, désertée par ses Pairs.
Faute historique de désunion, l'homme perdit sa Raison.
Raison calculée sans bornes pour tuer le sang de l'humanité entière.
Les explications sont détenues dans la question que les mauvais élèves poseront.
Le pourquoi des hommes de sciences, ayant obtenu l'Or du Plomb, un jour brûleront.
Rancune est lâche pour ses enfants, que ses Larmes en ont perdu leurs Ailes.
« Seuls seront sauvés... » : mensonge éhonté.
Car nous tous partiront, ensemble, en belle Union.
Technologie qui atteint ses limites ne peut que laisser place aux Humains.
L'Esprit transparent qui pénètre la chair, la Matière traverse de mille façons.
Plus besoin de cervelle puisque le Cœur, Sacré, bat toujours.
Les Morts ne le sont pas vraiment puisque je Vous écris.
Les mots du futur sont déjà présents, je n'invente rien. Humilité.
Pourtant le Mensonge m'est offert comme maquillage hideux, que les yeux seuls du Cœur comprendront.
Des lignes codées sûrement non, trop besoin de Clarté : donc pas de ténèbres de vie.
Dans une Lune changera pour de bon la Nature violée par ses créatures, ou seulement une.
L'Homme n'est plus en sursis, ni même d'humanité, elle aussi violée.
Seuls les mots de l'Esprit ne meurent Jamais.
Richard Badoc.
Contre la peau, les heures se serrent. Au bout un gouffre, une fin.
A côté on attend sans crainte, sans peine. La fin tarde ailleurs trop loin. On croise des corps des visages immenses, seuls. Trop seuls. Trop blancs. De jour en jour étalés immortels. Des paroles blanches, de feutre.
Reste dedans un paysage sonore : on ne peut ni dire ni taire ce qui y grouille. De l’intérieur, lancinant inaudible. Seulement on ne peut plus faire l’effort d’articuler.
Il n’y a plus de soulagement.
Le jour la nuit on marche le long des murs bas : une barrière de pierres asphyxiante rectiligne. Un poids attaché obstruant le reste. Souffle bloqué.
Trop plein.
On marche avec. De plus en plus vite le cœur bat. La cage se serre remonte en tête. L’air devient rare autour. On essaie encore on respire.
On patiente.
Des images nettes viennent au secours : des petites filles visages déformés, rictus à contenir longtemps. Fatigues.
Pas de geste, pas de larme, juste cette espèce de lassitude figeant dans l’immobile l’enfance ses rires.
La mer un village ramassé sur son soleil d’hiver. Un garçon, un homme ivre de corps nageant hilare. Sur le sable des cages de cirque retiennent fort ces yeux d’enfants effrayés. Effroi…
Le poids s’éloigne, reste une douleur au bas ventre et cette chose tendue au plus loin de la gorge.
Comme un poing qui se déplacerait, tenant hagard chaque millimètre de chair. On veille dessus presque lascif déjà ailleurs et toujours là en alerte.
Longtemps on dure ainsi.
Plus loin brusquement une turbulence sourde et une peur. Physique, l’inconnu oublié des muscles de la tête. Une excroissance nouvelle dans le corps et la peau prête à se déchirer.
On essaie à nouveau autre chose.
On regarde ce qui atterre si loin si fort : on ne voit plus.
Seulement tout remue avec. Soudain le sol la tête éclatent, éboulement de nuit.
Hémorragie.
Cela va très vite : on est autre. Avec. Exsangue comme vidé de la moindre goutte de sang. Une amputation de soi qu’on doit cacher au plus profond. Peu à peu on apprend à se garder, à la garder.
Derrière en dessous il n’y a rien. Ou presque, une terre battue et les os trop blancs des morts. Sortis. Partis sans adresse… Leur voix seule qui appelle, qui murmure. Personne ne sait.
Avec les jours la distance se creuse. Desserrement : de l’extérieur on ne reçoit plus rien, on ne perçoit plus rien. On reste dans un coin à part sans nouvelle de soi. On ne sait même pas si ailleurs dehors le monde les autres existent encore.
Des pans entiers d’autres cieux accourent, envahissant le lieu les choses.
Déjà on est là-bas.
On tourne girouette désaffectée.
Orly des avions des voix. Hargne… Au bout l’épuisement et un couteau dans la tête.
On a peur. Peur que ne revienne ce que l’on savait ce que l’on était avant. Peur du souffle, de ce qui bouge. On se sauve de tous côtés on se retourne, on repart. On court sur une dune blanche ouverte. Lumière bleue, peut être un regard humain ?
C’est très lent. C’est très court. A nouveau des avions des voix des cris métalliques des mains…
Ambulances.
On se réveille. Lit d’hôpital, une chambre blanche. A la vitre des feuilles d’un arbre. Vert tendre d’un printemps bien installé. Des barreaux, tiges de métal noir à la fenêtre jusqu’au plafond haut. Lentement on se cale à la chambre au lit contre les fils aux bras. Goutte à goutte. On redescend dans le docile très loin de soi.
Un éclair… Rester on aurait dû rester dehors on aurait dû rester là-bas pas de barreaux juste la terre avide le puits qui guette… Les nuits de pleine lune ces femmes se confondant dans les ombres. Silence litanie à chanter aux tombes. Chuchotements ouverts aux vents.
La tête lentement se liquéfie. On se ramasse sur les morceaux de soi. Sur les tintements de bracelets sur les traces de l’Ogre. Sur le dernier endroit où on avait suivi l’aîné frère la petite main serrée.
On s’accroche à une feuille rousse au jour à la lumière de l’eau dans le ruisseau et vite les yeux les mains l’air brûlent.
Rêves ou masques remontés ?
En blanc les hommes les femmes ici font leur va et viens. Réguliers avec leurs piqures, leurs pilules, leurs paroles. Acides douceâtres. Pansements d’air…
Longtemps là on s’annule. Des oreillers des draps on s’éloigne. On attend la nuit le jour sur une chaise devant la vitre : l’arbre le vert des feuilles… Soudain des fleurs bougent dehors derrière devant la fenêtre la porte.
Vite se sauver seul dehors le jardin l’air chaud sur la peau. Du pollen pur…
On marche avec les allées avec les herbes. Personne n’assiste.
Une allée noire étroite vide repliée. Des grilles hautes des murs gris des poubelles.
Un bout du monde à portée oublié. On lit « Allée de la remise »
A nouveau tenailles dans la tête. Autre temps réveillé tout près un bercement calme d’un autre âge. Un temps de sieste rescapée d’un soleil de plomb.
Secousses.
Des mains d’homme épaisses rouges lacérant la peau les pages fines d’un livre. On assiste dans un coin. Douleur à froid. Terreur. L’homme crie :
« Trouver un bagne à Rodez, Alger Rue Mulhouse sont à jamais infectés de larve ! »
La nuit arrive. Sur le côté de l’allée des marches des grilles fermées sur nulle part. Rue Mulhouse sur l’escalier entre le troisième et le quatrième étage on attend le sourire de la femme ridée qui tarde tant. Souvent la minuterie s’arrête.
Fils électriques coupés tristes.
On reste haletant dans le noir. Le ciment des marches est froid.
L’ombre ou l’homme fouille un sac, fouille encore. Une allumette grattée : lumière éclair et un visage d’enfant tordu maigre.
Longtemps on se tient là immobile hagard hébété. Dans l’obscurité des chats se cherchent se calment. Soudain un miaulement sourd comme une voix. Haut perché dans les graves : « tout humain est seul juge de la quantité de douleur physique « .
On cherche à partir. On retombe seul à terre. Maintenant ça revient… Réduit de ciment rude ailleurs : une belle campagne les coqs et les « Allah est grand « lointains. Aux chevilles ce fil de fer se régalant de peau fine. Les os rompus. On doit se taire. Des visages tout près des yeux. Leurs yeux à eux toujours quatre à quatre. Salves de coup. Salves de honte.
Entrailles livrées rouges à vif épées de chair dressées un tronc d’homme debout. Des spasmes au ventre. Tenir les yeux hors de la tête. Rêver de l’immobile…
La terre le sang cognent dedans. Seul secours des pelletés de terre.
Sommeil. C’est hors du temps, tout cela. A chaque coup on rampe on se dégage. Des heures de route…
Puis une hutte de branchage sec et de boue et la femme vieille, ses grappes de raisin blanc. Ses heures de chant à bouche fermée et … une belle tasse en terre cuite bleu indigo…
Doucement lentement on gomme de la tête la langue, les tous.
Restent des hommes, des mots. Là silence on se perd.
Nadia AZARA
Madame la Présidente,
Je suis Melle ...., victime de viols et d’agressions sexuelles commises par mon père M. DUCON, que vous avez jugé le 3 avril 2009 à 14h, n° de dossier YYYYYYYYY. Le verdict fut mis en délibéré au 10 avril 2009, et les réquisitions de Monsieur le Procureur de la République demandaient une condamnation à une peine de 5 ans de prison, assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve de 3 ans, ainsi qu’une obligation de soin pour mon géniteur. Le jugement a été rendu et l’affaire est close du moins à votre niveau. Il me reste quelques actions à accomplir au civil et notamment, une demande de changement de patronyme, ainsi que la saisine de la CIVI afin d’avoir une chance de percevoir les dommages et intérêts que vous m’avez attribués. Madame la Présidente, si je vous écris aujourd’hui, il s’agit d’une démarche totalement personnelle d’une citoyenne et d’une victime s’adressant à la représentante de la Justice française et qui aimerait avoir des précisions sur certains points et plus particulièrement des réponses honnêtes et sincères, mêmes si celles-ci devaient ne pas me convenir. J’ai besoin de comprendre certaines choses afin de pouvoir véritablement tourner la page en ce qui concerne la condamnation de M. DUCON. Ne voyez en ce courrier ni une attaque personnelle, ni une manifestation d’un quelconque mécontentement et soyez assurée que je comprends et accepte le caractère souverain et impartial de votre jugement. Je suis une jeune femme de 25 ans, inexpérimentée, naïve et passionnée par le droit. Mon avocate l’avait évoqué lors de l’audience, mon souhait le plus cher serait de devenir avocate. Il y a cependant un acte lors de la procédure que je ne comprends pas et si je vous sollicite aujourd’hui, c’est parce que je pense que vous êtes la personne la mieux placée pour me répondre. S’agissant du non lieu partiel prononcé lors de l’instruction concernant les faits de viols, ce qui a fait de mon père non plus un criminel, mais un simple délinquant : pourquoi les faits ont-ils été déqualifiés ? Pourquoi, alors que cette procédure est apparemment illégale, applique-t-on la correctionnalisation de certains dossiers ? Ensuite, j’aimerais comprendre la façon dont un juge procède pour rendre son jugement. J’imagine qu’un grand nombre de paramètres entrent en ligne de compte, tant du côté de l’auteur des faits que de celui de la victime. Mais pourquoi, alors que pendant l’audience mon père a avoué les viols et je vous cite, sans qu’il soit sous « pression », n’avez-vous pas été plus sévère dans votre jugement ? Je sais que votre tribunal n’est pas compétent en matière de crime, mais pour autant, le code pénal vous offrait la possibilité de le condamner plus durement et de ne pas suivre les réquisitions du Procureur de la République. Même en ayant appris que finalement, je n’avais pas menti, que c’est bien aussi de viols pendant 6 années et non que d’agressions sexuelles que j’ai été victime, pourquoi n’avez-vous pas été plus dure dans votre sentence ? Je sais que vous n’avez pas beaucoup de temps et que vous traitez beaucoup d’affaires. Cependant, je vous serais infiniment reconnaissante si vous preniez la peine de répondre à ces deux questions. Dans cette attente et avec toute ma gratitude, je vous prie d'agréer, Madame la Présidente, l'expression de mon profond respect.
Safia
Pénombre, silence, souffrance, solitaire, dégoût de soi, des regards accusateurs,
Recherche non pas de la vérité tant elle est évidente, mais recherche d’un juge,
Pour prononcer cette sentence dont on voudrait qu’elle aide à retirer ce bâillon,
Jauni par le temps et par les larmes qui on trop souvent coulé dans le noir.
Sans que personne ne vienne arrêter leur chemin sinueux et lent sur ce visage,
Seule partie apparente d’un corps qu’on prend soin dorénavant de dissimuler
Car trop tôt et trop mal, on a voulu le mettre à jour, le mettre à nu et à sang.
On, celui-là même qui vous a donné la vie et qui devrait vous donner l’Amour,
Un amour fait de tendresse, de caresses, de baisers, de paroles parfumées,
Non un amour de baisers volés, de paroles menaçantes et de mains pressantes.
Quel est donc ce cauchemar durant lequel ce père, ce frère, cette même chair
Vous enlève à votre enfance, à votre innocence à vous volant corps et cœur.
Des entrailles déchirées monte un cri qui vient s’étouffer lors contre ce doigt,
Ce doigt qui vous accuse, qui se révolte, qui demande non pas pardon,
Mais pourquoi cette haine, pourquoi cette hargne à vouloir tout détruire, tout !
Les yeux baissent alors, la voix s’éteint, peut-être est-ce de sa faute… !
Elle lui doit la vie, il lui a doit la vie.
Il a creusé en elle ce long tunnel
Dont elle sait qu’il n’est pas sans fin, sans cette lumière
Qui vous transperce de son éclat dès son apparition.
Elle tend la main, effleure cette lumière, la respire.
Elle est là, à portée de son regard et de ses lèvres
Sur lesquelles se dessine le mot vie et envie de vie.
Le silence est le fil d’Arianne de nos histoires. Il est dans notre génie familial. Le silence permet le crime. Il l’autorise. Il le rend possible. Il le précède. Dans une famille ouverte ou l’on peut parler de tout où l’on n’a pas le goût du secret l’inceste paraît impossible . Le silence peut être présent parce qu’on ne sait pas parler donc on se taît. Il peut être aussi considéré comme une valeur. On ne doit pas s’épancher. Il y a des choses dont on ne doit pas parler. Il existe dans nos familles, des tabous : Le sexe, l’histoire de la famille… Le silence est le gardien des secrets, des secrets de famille, torture des âmes.
Lorsque l’innommable est commis, lorsqu’il s’installe. Le silence est complice. Il enferme la victime, il l’enserre.. Le silence est le capitonnage de la salle des tortures. Il était ce qui a permis l’impensable, il devient acteur. Lorsqu’on sort du silence le crime s’arrête. Ce silence là peut-être de nature différente. L’enfant est conscient du forfait qui est commis sur lui. Le silence s’obtient par la menace la peur le chantage. Mais l’enfant peut ne pas être conscient de la gravité de ce qu’on lui fait subir. Le silence devient le petit secret entre nous. « Tu n’en parleras pas, cela devra rester entre nous » . Ce secret complice devient un outil de torture, un scalpel , une lame de rasoir qui coupe et isole une partie de la mémoire où viendra se loger le déni.
La torture s’arrête on grandit. L’adulte change de proie ou s’arrête faute de chair à sa convenance. Le silence perdure si il n’a pas trouvé de force contraire capable de le briser, l’amour d’une mère, d’un proche, les institutions, si elles sont perçus à l’écoute par l’enfant. Mais le plus souvent il y a peu d’oreilles à l’écoute des enfants. Les statistiques sont là pour confirmer mes dires. Le silence devient un élément de notre personnalité. Nous nous construisons dans ce silence que nous entretenons. Nous devenons notre propre bourreau. Notre édifice, si il était italien ressemblerait plus à la tour de Pise qu’au château Saint Ange.
Lorsque avec le poids des ans nous penchons un peu trop nous aussi, on sort du déni. Personnellement cela m’est arrivé à 46 ans. J’ai vécu un moment de vertige. Avec des moments d’euphorie, « Je vais pouvoir vivre mieux, je vais changer, je vais pouvoir être heureux, donner du bonheur ». Et , des moments de désespoir : « Comment ai-je pu si longtemps me voiler la face, tromper mes proches, être un si mauvais père, conjoint ». « Pourquoi as tu tant manquer de lucidité toi qui te vantait de tout prévoir, tout planifier » et bien d’autres questions encore. Et là surprise on retrouve le même silence que celui qui précède l’inceste, celui qui le permet. Plus je parle moins on veut me parler. Ce n’est plus moi qui m’enferme mais les autres à travers leur refus de m’écouter. Lorsque je m’exprime comme ici, vous pouvez vous dire : Qu’écrit-il ? le silence est rompu, il pourrait passer à autre chose c’est du passé. Mais ici, vous ne me lisez pas, je suis anonyme, je suis celui qui ne peut parler qu’à travers son avatar sous peine d’être condamner et ceci à perpétuité, sans remise de peine possible. La France, mon pays, à choisi de protéger les coupables au nom du droit à l’oubli et pour cela condamne les victimes au silence à perpétuité. La boucle est bouclé. Le crime peut se perpétuer, la société le protège, le couve. Chut…Silence… Des crimes sont entrain d’être commis en toute impunité.
"Victime" Elle est attachée, les mains derrière le dos. Un scotch sur la bouche, ébouriffée. Sur le scotch un sourire dessiné maladroitement au feutre noir. Elle ressemble à ça, la victime. Comme une atroce souffrance qu’on veut faire rire pour taire la douleur. On l’a empêché d’hurler. On lui a collé un sourire forcé. On lui a fait oublier sa bouche, avec ce qu’elle a à dire. La victime pleure. . . les salauds se marrent. Comme dans les bons vieux films. Sauf que là, il n’y a pas de fin. Un début manqué, toujours recommencé. Un début manqué avec soi-même. Parce que soi n’est plus à soi. N’est plus le même. C’est resté bloqué sur la touche mémoire qui se rembobine à l’infini. Parce que les arrêts sur images avec analyse à l’appui n’ont pas suffi. . . La victime rêve de revanche, de coup d’état, de sang. Normal. Elle veut la justice. Comme une chienne qui s’accroche à la vérité, au dernier caillou avant de se laisser tomber en arrière. En arrière d’elle-même. Vers l’oubli. Aux oubl! iettes de sa vie. Elle cauchemarde sa vérité. Elle se pend à sa révolte. Qu’elle est bête, n’est-ce pas ? Comme une bête justement. C’est tout ce qui lui reste, sa bestialité. A force de s’être faite déshumanisée. Elle cherche parfois dans les rebus de son être un assemblement, un truc qui pourrait la montrer plus humaine. Dans ses moments de faiblesse, elle aimerait s’oublier pour avoir la paix. Mais ce n’est pas elle qui l’aura, leur paix de propriétaires. Propriétaires de sa vie à elle, eux qui l’ont volée, violée, démembrée, la poupée articulée. Cassée l’histoire. Eclatée la famille. Trouée la tête. Avec tous ces feux à l’intérieur, quand elle cherche à comprendre. On lui a pourtant bien expliqué qu’il n’y avait rien à comprendre. Juste tirer un trait, on lui a dit. Rayer, comme ça dix ans et des millénaires de mensonges. Comme dans la pub, un coup de chiffon ! C’est comme ça qu’ils font pourtant. Ils balayent tout d’un revers de la main et font leur vie comme si de rien n’étai! t. « Petite nature », on lui a dit qu’elle était. Nature, ça elle l’est ! Avec sa sensibilité à fleur de peau d’écorchée. C’est toujours naturel, une peau qui suinte du sang et qui pue la vérité. Victime ensanglantée à force de s’arracher la tête aux épines de l’oubli. De se tordre en conjectures pourries. De vouloir faire la guerre, la juste. KL
C'est l'histoire de plein de petits gamins qui ont grandi et qui auraient voulu autre chose
c'est l'histoire de bambins qui sont trop vieux et trop petits pour se taire
c'est l'histoire de la révolte, juste et nécessaire
Dans le rire qui tressaille, et lesr egards perdus, et les regards qui se cherchent une raison de s'accrocher
c'est l'histoire des regards de toutes ces petites filles devenues grandes, petits gars, de tous ces peter pan
ensemble pour du meilleur
qui battent la campagne et débroussaillent les monstres de dessous leurs lits
jamais disparus, tapis, qui les épient
le regard de l'indicible, carnages et champs de bataille
les enfnaces en deuil ont perdu des parcelles d'étoiles qui nous arrachaient des parcelles ld'enfance
mais les regards se rejoignent, les éclats de vie grandissent, se recomposent après la décomposition
nous sommes un dans notre pluralité, dans notre folie de rester debout et de marcher
un petit pas devant l'autre nous avançons, nous luttons contre la honte, peur, plaies, bosses, peurs, pleurs
spéciale dédicace à tous les petits jedis à la boutonnière rouge vif
transcendance de l'effroi pour un grand rire salvateur
A la naissance, nous ne sommes ni bon ni mauvais,
Nous sommes un livre aux pages blanches,
Nous attendons les événements de la vie,
Nous apprenons, nous évoluons
Nous sommes de petite chose dans les bras de grand
en attente de l'apprentissage qui nous ai nécessaire pour nous construire
Parfois, nous ne pouvons nous développer,
Les grands parfois nous apprennent des choses interdites
des actes qui nous font souffrir dans notre corps, cœur et âmes
Il faut avancer avec ça.
Parfois, les conséquences sont lourdes parfois ignorées
Le déni, cet ami qui nous aide à surmonter nos peurs, nos angoisses, nos douleurs.
Le jour où le masque tombe, nous essayons de nous rattraper à des branches
Cependant, elles ont la fâcheuse manie de se casser..
Il faut encore et encore se battre, avancer, se relever,
le lendemain est toujours un jour plus beau
Il faut y croire, aller plus haut, viser tjs plus haut!!!!!
C'est tellement dur qd on a tant de douleurs qui parcours notre corps
Mais allons y, prouvons à ces e*** qu'ils ne pourront nous détruire
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