Deuil

Des deuils nécessaires pour rester vivant

De Yvonne Poncet-Bonissol

Nos sociétés occidentales ont tendance à faire de la mort et du deuil un tabou. Mais comment réagir face à une disparition, une séparation ? Le deuil nécessite un véritable travail, un apprentissage dont nous sortons transformés. Puisque la perte est irréversible, il faut apprendre à assimiler, se détacher et accepter ce qui n’est plus. Avec la conscience que tout est mutation, nous pouvons nous prémunir ou guérir des deuils maladifs qui poussent à baisser les bras, deviennent des obstacles et risquent de rouvrir d’anciennes plaies. Cet ouvrage rompt avec les non-dits qui entourent le deuil ; il ne sous-estime pas la souffrance ; il répond aux angoisses. Le deuil y est perçu comme autre chose qu’un encombrement émotionnel inutile dont il faudrait rapidement se débarrasser. N’oublions pas non plus que la notion de deuil n’est pas réductible à un décès. Séparation, perte matérielle ou d’activité, passage à l’âge adulte, projet avorté : autant d’occasions impliquant l’acceptation d’un deuil. YvonnePoncet-Bonissol, psychoclinicienne, est présidente de l'Association de défense contre le harcèlement moral. Elle a enseigné et travaillé en milieu hospitalier.

Le deuil périnatal

De Marie-José Soubieux

Parler des bébés morts, pendant la grossesse ou tout juste nés, n’est pas un sujet facile à aborder.
Alors que le bébé occupe une place centrale dans notre société, de façon paradoxale sa mort avant terme reste un sujet tabou. La mort prénatale a un impact sur toute la famille, les enfants aînés mais aussi les grands-parents et les enfants à venir. Face à cet évènement traumatique, accueillir la perte d’un enfant qui n’a pas pu naître et soutenir les parents confronte les professionnels à leurs propres émotions et aux projections faites sur eux par les couples désespérés.
La mort périnatale contraint les couples, au-delà de leur douleur indicible, à entreprendre un voyage psychique effrayant et totalement inédit. Comprendre les enjeux qui interviennent lors de ces deuils particuliers et hautement traumatiques ouvre la voie au travail d’élaboration et d’accompagnement de la mort du foetus.

Comment survivre à un deuil

De Gérard Lambert

Le deuil...
Nous devons tous y faire face, un jour ou l'autre, tôt ou tard, puisque la mort fait partie de notre vie... jusqu'à la mort ! Survivre au départ de ceux que nous aimons - nos parents, nos amis, nos collègues de travail ; nos animaux de compagnie ; nos idoles, même - est difficile. Quel que soit le degré de la peine ressentie, la douleur est là, dans tout notre être. L'absence prend tellement de place ! Le vide qu'elle occupe est tellement plein de souvenirs ! Mais si nous sommes impuissants devant la mort, nous avons le pouvoir et le devoir de surmonter notre peine ; nous avons le pouvoir et le devoir de continuer à vivre sereinement

Rompre ces liens qui nous étouffent

De Gérard Poussin

Les liens d'amour et d'amitié intenses, ceux qui se créent au sein de la famille ou au fil des rencontres sont parfois complexes, souvent paradoxaux, mêlant dans un étrange cocktail l'amour et la haine, la distance et la proximité.
Si certains liens sont nécessaires parce qu'ils aident à grandir, à aimer, forgent une identité, d'autres peuvent se tisser de façon plus insidieuse, devenir de véritables chaînes et nous étouffer peu à peu. De la jeune mariée incapable de vivre à plus de 2 km de chez ses parents à celui qui se laisse prendre dans les serres d'un parti politique, Gérard Poussin raconte des expériences emblématiques.
Livre de réflexion et de témoignages vivants, il ne fait aucune fausse promesse pour autant. Car si rompre les liens qui nous étouffent est une perspective un peu brutale, reste au moins l'ambition de s'en affranchir le mieux possible.

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