D'Othilie Bailly.
"Et elle considérait sa vie, ces treize ans de vie, et n'avait pas envie de pousser plus loin sa quête. Sa vie tenait tout entière dans ses treize ans et le mot de la FIN n'en pouvait être que la mort." La petite Agnès se balade à pied dans la jolie ville d'Aix-en-Provence, du magnifique hôtel de Galicie, où elle habite, à la très convenue institution Jeanne-de-France, où elle est scolarisée. Tout irait pour le mieux si son père ne faisait régner à la maison un climat de terreur épouvantable. Tout en protégeant sa mère, Agnès finit par s'inventer un monde, celui de l'écriture, où elle se confie librement et s'évade, un monde où personne ne peut entrer, un monde qui a le goût de la mort et du désespoir de vivre cette vie-là. Un récit qui raconte avec beaucoup de lucidité, une enfance blessée.
De Jeanne Rivoire
Agathe a été élevée dans le culte de l'excellence, une excellence de classe - elle est poussée à intégrer une école prestigieuse pour faire partie des élites - et une excellence éthique : dans sa famille on vote pour plus de justice sociale, on " pense bien ".
Mais cette quête n'est pas seulement dure à vivre, elle est aussi truquée. Minée par un humour dévastateur, Agathe, pour échapper aux contradictions de son milieu, se réfugie dans la maladie, jusqu'à la tentative de suicide. Mais à travers cette épreuve, elle prend conscience de sa singularité et surtout de son humanité, qui n'est d'aucun milieu. Ce brillant roman se situe entre l'intime et le politique.
Nos maladies parlent du monde dans lequel elles surgissent. Et elles sont parfois un chemin, sinon vers la sagesse, du moins vers une réconciliation avec la vie.
De Pierre Satet
Nul ne peut contester à l'être humain, qui n'a pas choisi l'heure de sa naissance, la liberté de choisir celle de sa mort.
Sauf que ce n'est, le plus souvent, que la décision de ceux qui ont perdu toute liberté. Le suicidaire n'a, momentanément du moins, plus le choix. Sa souffrance est telle qu'elle le submerge, lui ôte toute option; la seule possibilité qui s'impose pour tuer cette souffrance, c'est de se supprimer. En France, dix à onze mille personnes se suicident chaque année, environ cent soixante mille le tentent.
Et ces chiffres sont vraisemblablement sous-estimés. Le suicide tue plus que la route, plus que la drogue, plus que le Sida. Un fléau social, un drame humain, un problème de santé publique. Personne n'a la prétention d'éradiquer le suicide, il y aura toujours quelques personnes décidées à quitter délibérément cette terre. Mais les autres, tous les autres, comment les aider à passer un cap difficile alors qu'ils ne se sentent ni entendus ni reconnus dans leur souffrance ? La prévention du suicide n'est pas le domaine réservé des professionnels du soin, elle est l'affaire de tout un chacun.
Si tout citoyen était sensibilisé à reconnaître les signes qui - dans la majorité des cas - peuvent laisser présager un suicide, combien de suicides pourrait-on éviter ! Après avoir fait le tour du problème sur le plan historique, religieux, social, épidémiologique, ce livre donne au lecteur des informations pratiques essentielles : quelles sont les idées fausses sur le suicide, quels sont les facteurs de risques, quels sont les signes avant-coureurs, les éléments déclenchants, comment aider les personnes dépressives.
Il ne s'agit pas d'être contre le suicide - tout jugement moral sur ce sujet est inacceptable - mais d'être pour sa prévention. On trouvera à la fin de l'ouvrage, avant une bibliographie sélective, des citations de grands auteurs sur le suicide.
De Michel Dorais
Cette étude aborde un double tabou : celui de l'homosexualité (" fif " étant synonyme de " pédé ") et celui du suicide chez les adolescents ou jeunes adultes.
En dépit de statistiques assez concluantes publiées ces dernières années, il y a encore réticence à reconnaître les liens possibles entre la stigmatisation sociale de l'homosexualité et le nombre élevé de tentatives de suicide chez les garçons homosexuels ou identifiés comme tels. C'est pourquoi le but de cette étude basée sur de nombreux récits de vie est de comprendre comment les conditions de vie réservées à ces jeunes, notamment à l'école et dans leur famille, peuvent amener certains d'entre eux à tenter de mettre fin à leur existence. Le dévoilement des résultats de cette recherche a suscité un véritable émoi dans la population et dans les médias. Un ouvrage destiné à tous ceux et celles qui œuvrent auprès des jeunes (professeurs, éducateurs, travailleurs sociaux, infirmières, psychologues, bénévoles, etc.) ou qui ont simplement leur vie à cœur (proches, parents, grands-parents, frères, sœurs, etc.).
De Josh McDowell, Ed Stewart
"Ma vie vaut-elle la peine d'être vécue?" se demande Kevin, 16 ans.
A la maison, ses parents ne cessent de se disputer. Récemment, son meilleur ami a trouvé la mort dons un accident, et lui-même vient de rater un examen. Désormais, le désespoir remplit son coeur et il se demande s'il y a vraiment une place pour lui dans ce monde. Ces pensées sombres ne sont-elles que passagères ou Kevin cherche-t-il réellement à mettre fin à ses jours? Connais-tu quelqu'un de ton âge qui se trouve entraîné dans la terrible spirale du désespoir? Tu aimerais l'aider, mais tu ne sais pas comment? Tu aimerais l'encourager, mais tu ne sois pas quoi lui dire? Ce petit livre de la collection "Je connais quelqu'un" répond de façon concrète à tes questions.
De Jeffrey Eugenides
Jeunes, belles et fragiles, les cinq filles Lisbon se suicident en l'espace d'une année.
Difficile de comprendre ce qui se passe derrière les murs de la villa familiale: un quotidien étouffant, une mère plus sévère que les autres, une folie contagieuse... Des garçons du quartier, effrayés et fascinés, observent les filles s'effondrer une à une. Devenus adultes, ils s'interrogent encore.
De Christophe Fauré
Une personne que vous aimiez s'est donnée la mort et depuis c'est le chaos.
Face au vide, à la détresse, à l'impuissance, où trouver la force de continuer à avancer - et d'abord de survivre au suicide de son compagnon, de son parent, de son enfant ? Face à ce cataclysme, les mots manquent, d'autant que dans une société où la mort est un tabou, le deuil lié au suicide l'est encore davantage. Christophe Fauré aborde tous les aspects de cette souffrance pas comme les autres : le gouffre de la culpabilité, la colère, le vécu dépressif et le désespoir, la tentation d'en finir à son tour, les difficultés dans la relation avec autrui, l'extrême solitude, le désarroi des proches...
A partir de très nombreux témoignages, qui sont autant de reflets de la diversité des situations, il s'adresse à celui qui reste lorsque l'autre est parti, et à son entourage, si démuni pour le soutenir. Ces paroles sur l'indicible sont là pour aider le lecteur non pas à oublier, mais à nommer sa souffrance afin que la cicatrisation s'opère, lentement, en sachant que cette blessure ne guérira jamais tout à fait.
De Marie-Hélène Porri
Le suicide ? Il faut en parler.
Il nous fait peur, il nous dérange. Une réalité qui nous dépasse. Pour beaucoup d'entre nous, la mort, c'est la vie. Pour d'autres un simple passage à l'acte. Cet ouvrage pourrait s'intituler Le suicide dans tous ses états. En effet, il va nous mener dans l'enfer de la solitude, du désarroi, de l'oubli, de l'absence... Le suicide rôde autour des actifs, des jeunes, des personnes âgées. Que dire de ces morts au nom des sectes.
De ces morts au nom d'une idéologie. De ces morts au nom de la précarité, du chômage... Que dire de l'euthanasie et de l'aide au suicide ? Tous nous sommes concernés par ce terrible fléau, par cette spirale infernale. Pas un jour où on ne nous annonce un suicide en prison, des suicides en entreprise, un jeune qui s'est suicidé par pendaison. Combien de morts par suicide ? Difficilement chiffrable. Oui, il faut en parler.
Cet ouvrage n'est pas un document pédagogique ni une thèse universitaire, il n'est pas exhaustif. Il nous mène dans tous les arcanes du suicide. Un ouvrage de vulgarisation pour tout public. Surtout, il se présente comme une grande enquête menée par une journaliste au plus profond du fléau. Un document qui colle à l'actualité avec un maximum de mises en situation.
De Vincent Caillard , Françoise Chastang
Chaque âge de la vie présente ses spécificités : le fonctionnement psychique n'y échappe pas.
Du nourrisson au sujet âgé, la psychopathologie ne peut se comprendre en fonction d'un même paramètre. L'interaction et l'intrication des modèles de compréhension, qu'ils soient physiologiques, sociologiques, psychanalytiques, cognitifs et éducatifs sont la règle en pratique clinique. La collection Les âges de la vie propose une approche complète, nosologique, clinique, thérapeutique et socio-économique des problèmes psycho-pathologiques propres aux différents âges de la vie.
Le geste auto-agressif le plus apparemment " bénin " est un signal symptôme aussi important à percevoir que le geste suicidaire le plus élaboré. II recouvre une réalité humaine complexe, parfois pathologique, toujours potentiellement mortifère. Le geste suicidaire revêt la signification d'un message qui s'est passé de mots mais représente aussi une histoire ou l'étape d'une histoire dramatique. Le geste suicidaire est un véritable trouble en soi, que l'on est en droit d'autonomiser grâce à une syndromique particulière (le syndrome présuicidaire), ses modalités d'installation et d'évolution (la crise suicidaire), sa psychopathologie déclinable selon diverses grilles de lecture, sa composante familiale, voire génétique, sa physiopathologie biologique, ses formes cliniques.
Cet ouvrage clarifie tout d'abord les notions et présente l'épidémiologie ainsi que les déterminants biologiques, psychologiques et sociologiques du geste suicidaire. Une partie clinique expose les liens entre les conduites suicidaires et d'autres troubles : psychoses, troubles de l'humeur, troubles anxieux, troubles de la personnalité. Au sein de cette partie, les auteurs insistent particulièrement sur les populations spécifiques (adolescents, détenus, salariés) et les répétitions suicidaires.
Enfin, la prise en charge est détaillée dans sa diversité : psychothérapies, traitements médicamenteux, importance de l'entourage et postvention. Un chapitre final se focalise sur la prévention du suicide en milieu professionnel.
De Ann Heberlein
Oscillant entre des élans d'enthousiasme et des crises de dépression profonde, Ann Heberlein lutte perpétuellement pour sa survie.
Comment une journaliste talentueuse, mère de trois enfants, aimée de son mari, choyée par ses amis, peut-elle ressentir l'envie de mourir ? Dénonçant le silence qui entoure les maladies psychiques, cette intellectuelle suédoise livre ici un témoignage bouleversant - qui a déjà rencontré un très grand succès en Suède. Pour échapper aux crises existentielles provoquées par sa pathologie, Ann Heberlein réfléchit à sa condition, mais pointe aussi du doigt les failles du corps médical face à sa souffrance.
Véritable plongée au coeur d'une maladie que l'on soigne autant avec des mots qu'avec des médicaments, son travail d'écriture et de réflexion est un formidable outil pour comprendre les ressorts complexes de la bipolarité et de la pulsion suicidaire.
De Brian-L Mishana , Michel Tousignant
LE SUICIDE frappe partout et à tous les âges, de l'enfance à la vieillesse.
On connaît pourtant fort mal ce phénomène encore tabou. Qu'en est-il exactement ? Pourquoi, en fin de compte, décide-t-on de mettre un terme à sa vie ? Y a-t-il des différences entre pays ? des différences entre les hommes et les femmes ? des groupes à risque ? Est-ce que la dépression, l'alcool, les abus et les négligences familiales peuvent être perçus comme des facteurs de risque ? Qu'est-ce qui distingue le suicide de l'euthanasie et du suicide assisté ? Voici quelques-unes des questions qui sont au cœur de cet ouvrage. Comprendre le suicide pour mieux le prévenir, c'est aussi un des enjeux soulevés par les auteurs, qui préconisent une vraie concertation entre les chercheurs, les intervenants et les familles.
Finalement, c'est à notre responsabilité collective face à la souffrance que les deux spécialistes font appel devant une question dont l'enjeu éthique reste entier.
De Emmanuel Granier
Le désir de mort ou la tentative de suicide d'un proche est souvent pour nous une expérience extrêmement douloureuse.
Notre incompréhension se double alors d'un sentiment d'impuissance et de désarroi. Psychiatre en unité d'urgence, Emmanuel Granier s'appuie sur ses nombreuses années de pratique au contact de personnes suicidaires. Il apporte dans cet ouvrage des réponses concrètes sur l'attitude à adopter et les actions à entreprendre. Comprendre. Qu'est-ce qui pousse à vouloir mourir ? Dialoguer. Quelle attitude avoir avec quelqu'un en proie à des idées ou à des gestes suicidaires ? Soutenir.
Comment décider la personne en crise à s'engager dans des soins ? Comment la soutenir dans l'après-tentative ? Parler, s'engager, accompagner... Et ne jamais baisser les bras : l'envie de vivre est toujours plus proche qu'on le croit.
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