Parlez-en, ne restez pas seule, prenez conseil auprès des associations et des professionnels, vous avez besoin de soutien pour surmonter ce traumatisme même s'il est ancien. Et du fait des conséquences psychotraumatiques, et particulièrement de la mémoire traumatique des violences, vous pouvez présenter des troubles psychiques des mois, des années, voire des dizaines d'années après les violences (mémoire traumatique, troubles anxio-dépressifs, troubles cognitifs, troubles du sommeil, de l'alimentation, de la sexualité, etc…), accompagnés de troubles somatiques (fatigue, douleurs chroniques, troubles digestifs, gynécologiques, cardio-vasculaires, musculo-squelettiques, dermatologiques, ORL, de l'appareil respiratoire, etc…).
De plus si vous êtes restée seule, sans soutien et sans prise en charge spécialisée, vous avez dû mettre en place des stratégies de survie et d'auto-traitement pour éviter des souffrances très importantes, et vous pouvez vous sentir très mal, en proie à des flash-backs, des pensées, des sensations et des images envahissantes liées aux violences, à des cauchemars, déconnectée, avec un sentiment de vide, d'absence, de dépersonnalisation, d'irréalité, avec l'impression de devenir folle. Vous pouvez aussi vous sentir coupable, avec un sentiment de honte, de perte de confiance, de l'estime de soi, nulle, incapable, inadaptée à la vie, en échec, isolée, rejetée, désespérée, en proie à des idées noires suicidaire. Vous pouvez vous sentir vulnérable, fragile, hypervigilante, angoissée, dépressive, sans désir, sans projet, phobique, avec des troubles de la mémoire, de l'attention, en retrait social, affectif et intellectuel, irritable, stressée, tendue avec des colères explosives, insomniaque, tout le temps fatiguée avec des douleurs chroniques, continuellement malade, aux prises avec des conduites et des comportements compulsifs souvent incompréhensibles : conduites à risques, mises en danger, conduites agressives et/ou auto-agressives, conduites addictives (alcool, tabac, drogues, médicaments, jeux, sexualité), troubles alimentaires (anorexie, boulimie).
Ces symptômes le plus souvent sont incompréhensible, à la fois pour vous et pour votre entourage, s'ils ne sont pas reliés aux violences que vous avez subies. Vous avez besoin d'être informée, que l'on reconnaisse enfin les violences que vous avez vécues, que l'on vous écoute et vous comprenne, et que l'on vous propose des soins spécialisés.
Il est important que vous puissiez bénéficier de soins spécialisés. Si la prise en charge des troubles psychiques et somatiques post-traumatiques est menée sans tenir compte des violences, sans les aborder et sans traiter spécifiquement la mémoire traumatique, elle est le plus souvent peu efficace et surtout n'empêche pas les symptômes de se manifester à nouveau. En revanche une prise en charge spécifique est beaucoup plus efficace, et évite de nombreuses prises en charge inutiles. Il est possible de traiter la mémoire traumatique, de calmer la souffrance psychique, ce qui évite au patient de continuer à recourir aux conduites d'auto-traitement (conduites de contrôles et d'évitement, et conduites dissociantes à risques). Il est même possible que les atteintes neurologiques traumatiques régressent (neurogenèse).
Vous pouvez également avoir besoin que l'agresseur réponde de ses actes devant la justice, et avoir besoin d'obtenir réparation pour les violences que vous avez subies et leurs conséquences. Il vous faudra alors être conseillée sur vos droits. Alors, en fonction de la nature des faits et de la prescription ou non de ceux-ci, vous pourrez si vous le souhaitez porter plainte au pénal ou au civil, et aussi faire une demande d'indemnisation à la CIVI (Commission d’indemnisation des victimes d’infraction pénale, qui peut être saisie dès le dépôt de la plainte). Vous pourrez aussi être soutenu(e) par des associations spécialisées.
Source : http://www.memoiretraumatique.org
1. 10/03/2011
quand il y a prescription, on ne veux plus prendre nos plaintes, l'agresseur mon frère ainé lui a droit , si j'en parle a diffamation à son encontre.
Ma mère est au seuil de la mort et je suis ammenée à rencontrer ce bourreau au chevet de maman.il veut m'embrasser comme si de rien n'était.malgré une confrontation que j'ai eu où je lui ai dit ce que j'ai véçue mais il me dit que je mens, je suis folle, je fabule ...
j'avais préparée une lettre au procureur mais jamais envoyée car aucun soutient derrière moi.et pourtant mon but est surtout de protéger les enfants , de me déculpabiliser si il était encore un monstre derrière ses allures d'homme respectable et respecté de son entourage.
moi, je me sens rien .si j'avais la force de le mettre ds son role de coupable...
a chaque fois où je vais visiter maman ,j'ai la boule au ventre de le rencontrer . [b]jamais je ne pardonnerai.
les autres victimes ont pardonnés.
je me sens mauvaise de ne pouvoir le faire.
la vie c'est sacré et à cause de lui la mienne à été drapée de noir avec cette atteinte à ma vie que je n'oublierai jamais.
2. 02/06/2011
pâquerette,
Les officiers de police judiciaire ont l’obligation de recevoir toute plainte et de la transmettre au service ou à l’unité de police judiciaire compétent.
Vous n'êtes pas mauvaise parce que vous ne pouvez pas pardonner, chacun fait comme il veut et surtout comme il peut.
Bien solidairement.